Santé animale 07 novembre 2016 à 08h00 | Par C.Gérard

Boehringer Ingelheim réunit les vétérinaires porcins autour du SDRP

Les 13 et 14 octobre derniers, le laboratoire Boehringer a invité des spécialistes internationaux et des vétérinaires praticiens pour faire le point sur les dernières connaissances sur le SDRP, le virus, les protocoles d'analyse et de vaccination.

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Eric Lewandowski, vétérinaire responsable SDRP, Boehringer Ingelheim, lors du forum organisé à Trébeurden les 13 et 14 octobre.
Eric Lewandowski, vétérinaire responsable SDRP, Boehringer Ingelheim, lors du forum organisé à Trébeurden les 13 et 14 octobre. - © CG

Les deux jours consacrés au SDRP ont permis de dresser le constat que, plus les recherches avancent, plus la problématique de cette pathologie apparaît complexe. Il reste beaucoup à apprendre sur le virus lui-même, en constante mutation, et pour lequel les spécialistes n'entrevoient pas une possibilité à court ou moyen terme d'une possible éradication.

Or ce virus coûte cher aux producteurs. Une étude terrain conduite par les vétérinaires d'Univet Santé Elevage dans 41 élevages du Grand Ouest montre que les élevages "positifs" vis à vis du SDRP affichent des performances sevrage vente inférieures à celles obtenues dans les élevages séronégatifs : - 46 g/j de GMQ, + 0,08 point d'IC et + 1,3 % de pertes en plus.

 

Par ailleurs, les signes cliniques des élevages positifs vis à vis du virus n'ont rien de très spécifique, touchent aussi bien les reproducteurs que les porcelets et porcs charcutiers. D'où le risque pour les praticiens de ne pas penser à l'implication du SDRP en première intention dans leur diagnostic.

 

Eric Lewandoswky, vétérinaire responsable SDRP Boehringer Ingelheim, invite donc ses confrères praticiens à connaître le statut des élevages suivis vis à vis du SDRP. Et pour y parvenir, le recours au laboratoire est évidemment indispensable. Mais dans ce domaine aussi, de nombreuses questions se posent : quelles analyses demander, sur quels échantilllons (organes...), quels effectifs ? Des réponses concrètes ont été apportées aux praticiens au cours de ce forum.

Enfin, la question des protocoles vaccinaux est posée : vacciner les truies, les porcelets, les deux, en blitz ou à la bande ? Dans ce registre aussi, le vétérinaire devra gérer au cas par cas.

Les cas concrets rapportés par Anne Le Roux (Selas de la Hunaudaye), Claudio Trombani (Breizpig), Arnaud Lebret (Porc.Spective), Olivier Toulouse (Vet Flandres) ont illustré à quel point la problématique est  en effet souvent complexe et les protocoles doivent être établis "sur mesure". Sachant que, comme l'a martelé Eric Lewandowski, "il est essentiel de définir avec l'éleveur de quelle situation l'on part et où l'on souhaite arriver".

Enfin, la synthèse des grilles d'évaluation "5 steps" mises au point par Boehringer pour accompagner le lancement de son vaccin, a montré que, dans plus d'un élevage sur deux, les règles de biosécurité interne et externe ne sont pas respectées : quai ou couloirs non lavés après le passage d'animaux, quarantaine mal placée dans l'élevage, sas inefficient, signalétique absente, risque de contamination de l'élevage par les camions et les chauffeurs... Ce séminaire a aussi été l'occasion pour tous de se rappeler que la mise en place d'un protocole de prévention contre le SDRP (vaccination en particulier) n'a de sens que si les mesures de biosécurité sont respectées, dans la mesure du possible, compte tenu des particularités de chaque élevage avec lesquelles il faut bien composer.

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