Santé animale 25 septembre 2017 à 08h00 | Par E. Bordon

Gvet améliore la gestion des traitements en élevage

Afin de rationaliser la gestion des traitements en élevage, un logiciel a été mis au point à l'initiative de l'Ifip pour informatiser le registre des traitements. Cet outil, nommé Gvet, a été présenté pendant le Space.

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- © Ifip

« Moderniser le registre des traitements et en faire un usage qui dépasse la seule obligation réglementaire, tels sont les objectifs de Gvet », explique Anne Hémonic, vétérinaire à l'Ifip. Ce logiciel a été mis au point conjointement par l'Institut du porc, l'Anses et Isagri sur la base d'un constat : dans les élevages, le registre est encore souvent sous format papier. La saisie est répétitive, occasionne des erreurs et complique les contrôles. Qui plus est, les données pourraient être mieux valorisées.

Anne Hémonic, vétérinaire à l'Ifip, a présenté Gvet à l'occasion des matinales de l'Ifip au Space
Anne Hémonic, vétérinaire à l'Ifip, a présenté Gvet à l'occasion des matinales de l'Ifip au Space - © E. Bordon

Valoriser les données

Grâce à un financement Ecoantibio, Isagri a développé Gvet sur la base de son logiciel Ediporc, déjà présent dans de nombreux élevages. Celui-ci est relié à la base de données de l'Anses et au catalogue des antibiotiques, ce qui facilite la saisie. Il peut être utilisé sur un ordinateur ou sur un smartphone, pour un enregistrement au fur et à mesure des interventions en élevage. Une contrainte faible pour ceux qui saisissent déjà de cette manière les traitements des cultures, témoigne Guy Briend, éleveur à Hénansal (22).

Les possibilités de valorisations sont nombreuses : mettre en place des alertes sur les réformes, faire un retour sur la carrière d'une truie, aider au conseil, éditer une période donnée pour préparer un contrôle…

Au-delà, il est possible d'envisager une valorisation collective : suivi de réseaux, calcul de références, accompagnement des démarches « sans antibiotique ». Et à terme, cet outil pourrait permettre de collecter des données suffisantes pour améliorer la connaissance des pratiques sanitaires en élevage et tendre vers une réduction de l'usage des antibiotiques.

Le logiciel est actuellement en phase pilote et cherche des volontaires pour le tester.

Emmanuelle Bordon

 

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