Santé animale 20 août 2015 à 08h00 | Par Dominique Poilvet

Les éleveurs veulent simplifier l’acte vaccinal

Trois enquêtes terrain réalisées par le laboratoire MSD Santé animale confirment, chiffres à l’appui, que les éleveurs sont preneurs de solutions leur permettant d’améliorer les conditions de travail au moment des vaccinations.

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Le temps consacré à la vaccination équivaut à une semaine de travail par personne et par an.
Le temps consacré à la vaccination équivaut à une semaine de travail par personne et par an. - © D. Poilvet

Dans le cadre du lancement du vaccin Porcilis PCV M Hyo, le laboratoire MSD Santé animale a réalisé trois enquêtes auprès d’éleveurs français et européens sur les pratiques de vaccination (1). « Sans surprise, il existe en France une attente forte et réelle d’une amélioration des conditions de travail au moment de la vaccination, dans une recherche de plus de simplicité, de rapidité et de confort », explique Justine Trébault, chef de projet Porcilis PCV M Hyo. Et ceci pour plusieurs raisons. Avant tout, la vaccination mobilise du personnel : « les trois quarts des élevages enquêtés ont besoin de deux personnes ou plus pour vacciner ». Le temps passé est important : 35 heures par an et par salarié, soit l’équivalent d’une semaine de travail. Par ailleurs, il reste des progrès à faire en matière d’information. Un tiers des éleveurs interrogés estiment qu’ils ne sont pas suffisamment formés spécifiquement à cet acte. C’est pourquoi une majorité d’éleveurs se disent ouverts à des formations sur les bonnes pratiques de vaccination, dans l’optique de gagner du temps et de l’efficacité.

Ensuite, la moitié des éleveurs pensent que la vaccination est une opération rentable, mais un tiers estime que c’est avant tout une contrainte. Deux tiers des éleveurs pensent que le confort de travail au moment de la vaccination peut être amélioré. « Ils perçoivent la vaccination comme un acte pénible, et souhaiteraient simplifier sa mise en œuvre et y passer moins de temps. »

- © Infographie Réussir

Selon cette enquête, les éleveurs français ne sont pas adeptes du mélange des vaccins monovalents myco/circo dans la même seringue (17 % seulement de ceux qui vaccinent contre les deux maladies). 81 % réalisent deux injections séparées. La majorité d’entre eux le font parce que l’association des deux vaccins n’est pas recommandée par leur vétérinaire (62 %), et parfois par peur d’un problème d’efficacité sur la valence myo (42 %). Logiquement, 85 % des éleveurs se disent intéressés par une solution 2 en 1 prête à l’emploi.

 

81 % des éleveurs français vaccinent contre le mycoplasme, 54 % contre la circovirose

La vaccination contre le mycoplasme est très répandue en France. Selon cette enquête, elle est utilisée par 81 % des éleveurs, en majorité avec une seule injection (83 %). En revanche, seulement 54 % vaccinent contre la circovirose. « La France fait figure d’exception en Europe », constate Didier Duivon, responsable technique de la gamme porc MSD. Des pays comme l’Allemagne, l’Espagne ou les Pays-Bas ont des taux de vaccination supérieurs à 80 %. « Dans ces pays, les éleveurs ne veulent pas passer à côté d’une possible perte de revenu lié à la non-vaccination des animaux. » Deux études récentes ont démontré que la vaccination PCV2 dans des élevages subcliniques, c’est-à-dire positifs mais n’exprimant pas la maladie, améliore l’indice de consommation, et donc le revenu final des éleveurs. « Dans un élevage espagnol, la vaccination des porcelets a permis d’améliorer leur indice de consommation de 0,28 point en engraissement par rapport à un groupe non vacciné », explique-t-il. « Cet écart représente un gain de 5 euros par porc produit en incluant le coût du vaccin, soit environ 30 000 euros par an pour un élevage de 250 truies. » À la station Ifip de Romillé, la vaccination des porcelets issus d’un troupeau de truies déjà vaccinées a amélioré l’indice de consommation de 0,1 point en engraissement. Soit un gain de 1,70 euro par porc produit, et environ 10 000 euros par an pour 250 truies.

- © Infographie Réussir

Enfin, l’une des enquêtes françaises démontre que ce vaccin 2 en 1 pourrait conduire à un transfert d’une partie des vaccinations truies vers les porcelets. « 61 % des éleveurs qui vaccinent leurs truies contre la circovirose seraient prêts à changer de stratégie vaccinale. » Avec des avantages que le laboratoire qualifie d’indéniables en ce qui concerne la meilleure protection des porcelets (quantité et durée), la praticité et l’amélioration du bien-être des truies. « Pour un élevage de 250 truies, cela représente 700 injections de moins aux reproductrices », conclut Didier Duivon.

(1) Enquêtes réalisées en France et dans l’Union européenne auprès de 638 éleveurs par interviews téléphoniques et questionnaire sur internet, entre mai 2014 et mars 2015.

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