Pâtre 29 novembre 2016 à 08h00 | Par Marie-Astrid Batut

Où va l’agneau ?

La France reste déficitaire en agneau et la consommation baisse. Aujourd’hui, plus de la moitié de la viande ovine achetée en France passe par les grandes surfaces. Analyse des circuits de commercialisation.

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- © A.Villette

La consommation française ne cesse de chuter. Faire le lien entre offre et demande s’avère donc essentiel pour identifier les exigences des différents acteurs du marché. De plus, la France est déficitaire en viande ovine. En effet, elle ne fournit que 40 % de ses disponibilités et en importe donc 60 %, principalement des pays de l’Union européenne. La filière ovine française est complexe. De l’animal au consommateur, une multitude d’étapes et d’opérateurs se succèdent. Le produit final comme les circuits de commercialisation empruntés peuvent être divers. L’étude Où va l’agneau ? avait donc pour objectif de réaliser une photo claire et
chiffrée des circuits de commercialisation empruntés par la viande ovine en France. Cette étude a été financée par la section ovine d’Interbev et réalisée par l’Institut de l’Élevage au cours de l’année 2015, à partir des données portant sur la production et la commercialisation de la viande ovine en France en 2014. Elle a été menée en synergie avec l’étude Où va le boeuf ? également réalisée par l’Institut de l’Élevage et financée par la section gros bovins d’Interbev.


Plus de 40 acteurs de la filière interrogés


Un état des lieux de la viande ovine disponible sur le marché français (abattage français + importation) a tout d’abord été réalisé grâce à l’analyse et à la compilation des chiffres des bases de données disponibles. Des enquêtes ont aussi été réalisées auprès d’opérateurs commerciaux de la filière en vue de recueillir deux types d’informations. D’abord, les volumes commercialisés et achetés par les opérateurs, en fonction du type de viande (origine, type d’animal), du type de partenaire commercial (grandes surfaces, restauration hors foyer, boucherie…) et de la forme de vente et d’approvisionnement (carcasses,découpes…). Ensuite, ont été recueillis des éléments qualitatifs sur les déterminants et les évolutions de
ces activités commerciales. Au total, 42 opérateurs de l’abattage-découpe, de la restauration hors domicile, de la distribution, de la transformation et du négoce ont accepté de participer à ce travail. Une enquête simplifiée auprès de 54 petits abattoirs (avec moins de 1 000 tonnes d’ovins abattues chaque année) a en outre été réalisée avec l’appui de la Fédération
nationale des exploitants d’abattoirs publics (Fneap). Tous ces éléments ont ensuite été compilés puis extrapolés à l’échelle des disponibilités françaises en viande ovine (viande ovine présente sur le marché français) en tenant compte des contraintes issuesdes statistiques nationales. L’ensemble des données relatives aux circuits de commercialisation de la viande ovine présentées dans cette publication sont
donc des estimations.

Un dossier réalisé par Marie-Astrid Batut en partenariat avec Marie Carlier, GEB - Institut de l’Élevage, d’après le dossier Économie de l’Élevage N° 470 – Où va l’agneau ? Quels produits pour quels marchés ? – Juillet-août 2016 »

Dossier à retrouver dans le numéro 639 de la revue Pâtre

Publication  à retrouver sur idele.fr dans la rubrique filière ovin viande (sous rubrique publication) - 32 pages - 10 euros ( lien : http://bit.ly/2ekxCbW)

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